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JOURNEES DU PATRIMOINE 

Magnifique succès des Journées du patrimoine. Plus de 400 personnes ont participé aux activités organisées à Sauverny par l'Association du patrimoine versoisien.

 Photos: Muriel de Terwangne.

 

 

 

Travaux de rénovation du pont de la Tourne à Conty (Pont de Mâchefer)

L'action de l'association Patrimoine versoisien porte ses fruits. La passerelle est en cours de rénovation.

voir aussi:

http://www.versoix-region.ch/index.php?page=150&obj=1569

http://www.versoix-region.ch/index.php?page=150&obj=1299

 

 

 

L'ECU DE GENEVE


Première acquisition d'importance de M. Ami Bordier, l'Ecu de Genève (actuellement "Les Charmilles", route de Suisse 105) qui contenait le four à pain pour Versoix-la-Ville, le débit de sel (ce qui expliquerait son humidité persistante), une grande cuisine, une vaste salle à boire et un escalier de meunier montant au logement du 1er étage.

Lorsque M. Bordier en fut propriétaire, il transforma le four à pain en cuisine, fit construire le vestibule et l'escalier actuel ainsi qu'une véranda ouverte devant la cuisine de l'aubergiste, devenue le salon actuel. Ces réparations furent faites pour permettre à Mme Mussard, établie à Paris, d'y venir en été avec ses enfants.

Lors de l'établissement du chemin de fer, en 1858, l'Etoile, qui était le relais pour les diligences venant de Berne et désormais inutile, fut de suite achetée par M. Bordier pour y établir son vieux fermier, José Puget, qui y vécut jusqu'à la fin 1862, moment où il prit sa retraite.

Cette maison a ensuite été occupée par la famille Fourcy.

 

Historique des terrains et bâtiments de Versoix ayant appartenu à M. Pierre-Jean Bordier..., de Mme Charles Fourcy-Lessere, 1953

 

 

ARMOIRIES DE VERSOIX 

Porte : d’azur à la croix d’argent, les 1er et 2e cantons chargés de trois faces ondées de même.
La commune de Versoix avait adopté le 8 mars 1899, un sceau qui fut décrit ainsi :

Gironné flamboyant se seize pièces d’or et de gueules, à l’aigle de l’Empire empoignant en ses serres une des clefs d’or du chapitre et portant : 1. En cœur un écu de gueules à la croix d’argent, le gueule des cantons 2 et 3 remplacé par l’azur à trois fasces ondées d’argent, qui est Versoix, anciennement le Versoix-le-Bourg ; 2. Sur le demi-vol dextre, un écus d’azur à la croix d’argent, accompagné dans les cantons e et 3 de trois faces ondées de même qui était Versoix-le-Village ; 3. Sur le demi-vol senestre, un écu d’azur à la croix d’argent accompagnée à senestre de trois vergettes ondées du même, passant sous la branche de la croix , qui eut été Versoix-la-Ville, si celle-ci se fût développée. Le tout entouré de l’inscription : en haut les lettres J.H.S. au centre de gloires, puis « Sceau de la commune genevoise de Versoix ».

Les armoiries décrites comme étant celles de Versoix-le-Bourg sont une variante de celles que l’héraldiste neuchâtelois Tripet dit être les armes les plus anciennes de Versoix. Ce sont celles de la maison de Savoie avec brisure, peut-être parce que c’étaient des armoiries de patronage ou de concession : Versoix, dont les franchises remontent à 1269, fut en effet cédé à Amédée de Savoir par les Sires de Gex. Le bourg de Versoix fut détruit en 1589 par les Genevois. En 1601, Versoix fit retour à la France ; c'est à cette époque qu’appartiendraient les armes de Versoix-le-Village. Choiseul, ministre de Louis XV, créa à Versoix une nouvelle ville à laquelle on attribue les armes décrites comme étant celles de Versoix-la-Ville. Tout e conservant l’usage officiel du sceau de la commune, car les trois écus du sceau appartiennent chacun à une fraction de Versoix. C’est pourquoi il a adopté par délibération du 6 février 1925, approuvée par le Conseil d’Etat le 24 février 1925, comme blason de la commune les pièces et couleurs du drapeau pris au fort de Versoix le 8 novembre 1589 et conservé au Musée d’art et d’histoire. Ces armes sont presque identiques à celles de Versoix-le-Village. La commune de Versoix fut cédée par la France à Genève au Traité de Paris du 20 novembre 1815.

Armorial des communes genevoises publié sous les auspices des Archives de l’Etat de Genève 1925.

 pour en savoir plus

 

 

 

CARMELIE

La campagne « Carmélie » située au bas de la route des Fayards s'étendait jusqu'à la route de Suisse. Ella été coupée en deux lors de la construction de la voie de chemin-de-fer en 1858. Elle était la propriété de Paccard-Trautteur qui fut conseiller municipal et député. Leur fille aveugle, qui en hérita, l'a donnée à l’Eglise catholique qui en a fait une maison de retraite pour des ecclésiastiques âgés ou malades. Plusieurs prêtres ont séjourné à la villa « Carmélie » parmi lesquels Mgr Etienne Ruche (1856-1946), Mgr Eugène Petite (1866-1944).

Dans les années 1930, les fillettes du quartier aimaient aller trouver Mélanie, la gouvernante, quand elle s’occupait des fleurs dans la serre. Elle permettait aux enfants de nettoyer les pots de fleurs et d’observer les escargots qu’elle élevait pour Monseigneur « qui en était friand ». Sur cette photographie du début du XXe siècle, on peut voir que de la vigne est plantée sur ce terrain comme cela était le cas au XVIe siècle, déjà. 

L’abbé Albert Morey fut le dernier résident de la villa « Carmélie », avec sa fidèle gouvernante Séverine. Au décès de ce dernier, le bâtiment fut vendu.

*   *   *                                             

Mgr Etienne Ruche, ancien Vicaire Général de Genève, Chanoine honoraire de St-Maurice et de Fribourg. Son très grand âge faisait de ce vénérable vieillard un égaré dans notre temps, et son nom dira peu à la génération présente. Il fut pourtant l'un des prêtres les plus estimés du clergé genevois dans une époque précédente. Né le 13 avril 1856 à Chêne, petite ville entre Lac et Arve, il connut dans sa jeunesse les déchirements des luttes politiques et religieuses qui divisaient le pays et qui atteignaient dans sa commune une acuité particulièrement violente. Ordonné prêtre en 1879, il devenait, dix ans après, curé de Compesières, paroisse de la campagne genevoise où, près d'une vieille église et d'un vieux château qui fut jadis une commanderie des chevaliers de Malte, les catholiques s'étaient groupés et affermis en face de leurs adversaires. Peu à peu, cependant, les meilleurs esprits désiraient clore l'ère de la persécution et restaurer la paix religieuse. Un prélat genevois, Mgr Déruaz, d'abord curé de Lausanne, puis évêque de Lausanne et Genève, se rencontrait dans ces aspirations avec le conseiller fédéral Ruchonnet et travaillait avec lui à ramener la concorde, non seulement dans son diocèse, mais aussi dans celui de Bâle et au Tessin. A Genève, M. Ruche eut l'occasion de rencontrer pareillement Georges Favon, chef du parti radical, et de le convaincre que les catholiques étaient d'aussi fidèles et d'aussi bons patriotes que quiconque, et qu'ils n'aspiraient qu'à jouer leur rôle de citoyens dans la liberté et la loyauté. Cette rencontre mémorable devait ouvrir la voie à un rajustement de la situation religieuse à Genève ; elle marqua certainement une étape dans l'abandon du Kulturkampf et le retour de la paix spirituelle. En 1901, M. Ruche fut appelé à succéder comme curé de Carouge, l'ancienne petite ville sarde de la Rive gauche, 28 à l'abbé Taponier, dont une courte biographie a été publiée récemment par le professeur Bouchardy, et qui avait joué un rôle considérable dans le même sens que les Déruaz, les Ruche, les Carry. Eugène Carry fut en effet un remarquable vicaire général de Genève, un esprit extrêmement éclairé et équilibré, un artisan de la paix confessionnelle ; c'est son action, notamment, qui permit de faire aboutir la loi de 1907, œuvre de liberté et de justice religieuses, et qui contribua ensuite au retour des catholiques à Notre-Dame en 1913. Mais à ce moment même, M. Carry était emporté par la mort. Mgr Bovet, évêque de Lausanne et Genève, choisit alors M. Ruche pour son représentant à Genève. Mgr Ruche n'était pas un inconnu en Valais. Comme son prédécesseur, il fut un ami de l'Abbaye de St-Maurice, dont le Chapitre le nomma chanoine honoraire le 23 janvier 1913 ; ce fut, ce jour-là, une promotion importante, puisque l'Abbaye nommait en même temps chanoine d'honneur Mgr Esseiva, prévôt de Fribourg, et chanoines honoraires MM. Ruche, vicaire général de Genève, Bègue, curé de Montreux et ancien chancelier de Mgr Déruaz, Braun, curé-doyen de St-Ursanne, et Delaloye, curé de Massongex, devenu depuis vicaire général de Sion, heureusement toujours présent parmi nous. Le camail rouge de St-Maurice était d'autant plus apprécié qu'à cette époque Sion ne possédait pas de chanoines honoraires et que le Diocèse de Lausanne et Genève n'avait même pas de Chapitre cathédral. C'est sans doute pour marquer sa gratitude, que le chanoine Ruche prêcha à St-Maurice, le 22 septembre 1913. Il y devait revenir bien des fois, tant que la santé le lui permit, et, quand ce ne fut plus possible, il continuait encore à s'y intéresser, par ses lectures et dans ses prières. En 1925, lorsque la vieille collégiale de St-Nicolas de Fribourg fut érigée en cathédrale, Mgr Besson tint aussi à donner à Mgr Ruche un témoignage de son estime, en le nommant chanoine de sa nouvelle cathédrale. Depuis 1917, Mgr Ruche s'était retiré à Ecogia (puis à la villa Carmélie. Histoire de la paroisse catholique-romaine de Versoix, Jean-Pierre Marquis 2005), petite localité au-dessus de Versoix, où l'Abbaye de St-Maurice eut quelques droits au Moyen Age. Il s'y trouve aujourd'hui, par la munificence de la famille Girod de l'Ain, une importante maison d'éducation catholique, pensionnat et orphelinat : c'est là que le bon « Monsieur Ruche », comme l'on disait simplement, se dévoua comme aumônier pendant plus de vingt ans, jusqu'au jour où le poids des années le contraignit à se retirer tout à fait dans la Maison de Notre-Dame de Compassion, aux Pâquis. C'est là qu'il s'est préparé patiemment à la mort, c'est là qu'il s'est doucement endormi dans la mort.

Source:  Echos de Saint-Maurice, 1946, tome 44, p. 28-31

La charge de vicaire général fut occupée par Mgr Eugène Petite de 1918 à 1928. Né à Genève en 1866, Eugène Petite avait été agent d’affaires. Il passa au Séminaire de Bourg puis accomplit sa théologie à Fribourg. Ordonné en 1900, il fut vicaire à Chêne et Promasens, curé de cette dernière paroisse puis de Collonge-Bellerive. Homme énergique, c’est un administrateur admiré, « un financier remarquable, un homme qui connaissait la valeur de l’argent » pour employer des expressions qui n’étaient pas des demi-éloges sous la plume de l’artiste Alexandre Cingria. Le vicaire général s’attela à trois œuvres principales. Il s’occupa de promouvoir l’œuvre du clergé, « l’œuvre des œuvres » disait-il, qui assurait depuis le Kulturkampf le traitement du clergé cantonal. Il fut en outre le constructeur des nouveaux bâtiments du petit séminaire Saint-Louis, inauguré en 1921 sur la rive droite du Rhône, en direction d’Aïre. Il fit aussi des efforts pour assainir la situation financière du Courrier de Genève et le développer.

Source: Charles Journet : vocation et jeunesse d’un théologien, Jacques Rime
 

BALADE DANS LE PASSE. Le Journal de Genève du 2 juin 1933 relate un accident d'avion survenu à Versoix

Un avion de sport heurte une ligne à haute tension près de Versoix.

Mercredi 1 juin 1933, à 18 h. 10, un accident d'aviation est survenu entre Versoix et Sauverny. Un avion de sport, un Gipsy, 110 CV, que pilotait M. Frédéric Dufaux. 52 ans. Genevois, industriel, a heurté la ligne à haute tension de l'énergie Ouest suisse. L'avion s'est retourné, puis est tombé trente mètres plus loin dans un champ de blé. Fort heureusement, le blé étant haut, le choc a été assez amorti. Un fermier, Marius Macheret, d'Ecogia, qui travaillait dans un champ voisin, a vu l'accident L'avion volait bas, moteur au ralenti, au moment où le pilote a aperçu la ligne électrique, il a donné des gaz espérant s'élever, mais il était trop tard. Une grande gerbe de flammes a jailli de toutes parts lorsque l'avion est entré en contact avec le câble inférieur de la ligne de l'E. O. S. Puis, un fracas épouvantable a suivi, c'était l'avion, le train d'atterrissage en l'air, qui s'écrasait sur le sol. M. Macheret s'est immédiatement porté au secours du pilote, qui gisait inanimé dans la carlingue du Gipsy C H 274. M. Macheret eut mille peines à dégager l'aviateur. Sur la route de Sauverny passait une camionnette de la raffinerie Fulliquet. Au moment même où la ligne à haute tension fut couchée. M. Dufaux fut placé dans la camionnette et transporté chez le Dr Naëf, de Versoix. L'aviateur souffre d'une violente commotion cérébrale, il a le nez cassé, la figure tuméfiée et se plaint de douleurs internes. Le blessé a été ramené à son domicile, Tour de Balexert, par M. Vachoux, garagiste à Versoix.

La ligne à haute tension a subi de grands dégâts et fut rendue complètement inutilisable. Au contact de l'avion, le déclenchement automatique a fort heureusement fonctionné, ce qui a évité un accident beaucoup plus grave. Un agent du T. C. S., M. Pautex, a relevé l'un des câbles qui était à terre en travers de la route et l'a attaché à un poteau téléphonique.

   Pionnair - GE. Mécanos de Cointrin et le Gipsy Moth de l'Aéro-Club en 1930-35 (Ph. : Coll. J.L.Altherr).

En tombant, le câble électrique a brisé les lignes téléphoniques reliant Sauverny à Versoix. Des employés du téléphone ont immédiatement procédé à des réparations de fortune. Dans la soirée. M. Schmidt, directeur de l'E. O. S., et MM. Cardis et Burki, ingénieurs, sont Arrivés de Lausanne, pour constater les dégâts et prendre les dispositions nécessaires pour la remise en état le plus rapidement possible de la ligne. Le sommet de l'un des pylônes soutenant la ligne est courbé à angle droit, un autre pylône est complètement couché à terre et jusqu'à La Bâtie-sur-Versoix, l'on ne compte pas moins de sept pylônes détériorés. Les dégâts sont évalués à plusieurs milliers de francs. Le champ de blé dans lequel l'avion est tombé, a subi aussi d'importants dégâts. Le pilote est au bénéfice d'une assurance. Une enquête a été ouverte par le gendarme Chevrot, de Versoix, MM. Nerbollier, officier de police, Garin, inspecteur du service des autos, ainsi que M. Bratschi de l'aéroport, et l'aviateur Pierroz, se sont aussi rendus sur place. L'Office aérien fédéral a été prévenu et a procédé à la première heure jeudi à une enquête. Après quoi, l'avion dont les dégâts sont importants, sera ramené à l'aéroport de Cointrin.

M. Fréd. Dufaux, est un grand sportif qui avait l'habitude, lorsqu'il faisait beau, de faire presque chaque soir une balade aérienne aux alentours du champ d'aviation. Ayant survolé Versoix, il reprenait la direction de l'aérodrome lorsque l'accident est survenu. M. Dufaux a passé son brevet de pilote en 1924, mais bien avant déjà s'intéressait à l'aviation. En effet, il avait suivi de près les premières tentatives faites par ses cousins Armand et Henri Dufaux, les constructeurs du premier avion suisse. 11 est un des pionniers de l'aviation sportive et avait participé il y a deux ans, avec succès, au rallye avion de Clermont-Ferrand. Nous espérons vivement que notre concitoyen, M. Frédéric Dufaux, ne se ressentira pas de cet accident.

En bref: Dufaux Frédéric (1881-1962), pionnier de la voiture de course (Dufaux, Pic-Pic). Elève-pilote (1922-23), breveté. Industriel des ressorts de montre (spiraux). Directeur commercial. Avions privés : Sopwith, Fiat, Puss-Moth. Cousin des pionniers de l’air Armand et Henri Dufaux. Diplôme Tissandier de la FAI en 1957.

Sources:Archives du Journal de Genève, 22 juin 1933

Pionnair-GE

 

 

 

 

  Au mois de juin 1961, Louis Malle tournait quelques scènes de son film VIE PRIVEE dans la propriété "Le Mailly", à la sortie de Versoix, avec comme vedettes principales Brigitte Bardot et Marcello Mastroianni. L'arrivée des acteurs se propagea rapidement et les curieux attendaient impatiemment le passage des vedettes près du lieu du tournage et vers l'Auberge du Raisin où l'équipe venait se restaurer. Ce va et vient anima le bourg pendant quelques jours. Le Journal de Genève nous raconte quelques anecdotes sur le tournage de ce film:

Brigitte Bardot a commencé hier matin à tourner certaines séquences du film « Vie privée », dont elle est la vedette. Elle s'est donc rendue de la région de Nyon, où elle avait passé la nuit, jusqu'à la propriété « Le Mailly », à Genthod, en bordure de la route de Suisse. Les portes de ce domaine avaient été soigneusement fermées, et des agents de Securitas étaient de faction. A proximité stationnaient un certain nombre de véhicules à moteur, ainsi que des badauds. Ce ne fut toutefois pas la cohue. La vedette française a été filmée à bord d'un canot à moteur, au large de Genthod, puis dans les pelouses de la propriété, où elle est arrivée sur une bicyclette, qu'elle a rapidement abandonnée pour caresser une chèvre. A midi, Brigitte Bardot a interrompu son travail pour aller déjeuner à Versoix. Grâce au beau temps, qui avait bien voulu être de la partie, le programme que s'était fixé le metteur en- scène ont pu être entièrement réalisées. Aujourd’hui, durant toute la journée, Brigitte Bardot, qui est très heureuse d'être sur les bords du Léman, continuera de tourner à l’intérieur de la propriété «Le Mailly». Elle travaillera pratiquement seule, les figurants n'étant pas nécessaires pour les séquences en question.

Les pompiers se sont embourbés pour Brigitte ! Arrivée à 9 heures à la propriété « Le Mailly », Brigitte Bardot a continué de tourner hier, durant toute la journée, à l'abri des regards indiscrets. A midi, il y a eu une pause, afin de permettre à l'actrice de se rendre à Versoix, pour y déjeuner dans un restaurant de la localité (l’auberge du Raisin). Elle s'est ensuite remise au travail, et n'a quitté Genthod qu'à 19 heures, pour rentrer à la villa qui a été mise à sa disposition aux portes de Nyon. Finalement, las de jouer à cache-cache avec l'astre solaire, le metteur en scène, Louis Malle, se décida pour des séquences avec pluie. Mois la pluie ne voulait plus tomber... Qu'à cela ne tienne. On manda les pompiers permanents de la caserne de Plainpalais, une grosse citerne automobile, escortée de quatre sapeurs, ravis de l'aubaine, se hâtèrent sur les lieux pour « faire » de la pluie artificielle. Lorsque la citerne était vide, on allait l'emplir au bord du lac tout proche. Mais, certaine fois, le lourd véhicule s'embourba dans le sol meuble, et, pour le tirer de l'ornière, il fallut le faire prendre en remorque par un autre camion. Sous la pluie donc — artificielle ou naturelle — Brigitte Bardot, sanglée dans un ciré de pêcheur, pédala allègrement, ainsi que l'exige le scénario. La vedette française a eu pour partenaires l'acteur Dirk Sanders, un Américain d'origine hollandaise, et une actrice alémanique, Ursula Kübler. Aujourd'hui, les prises de vues continuent dans la propriété de Genthod, et Brigitte Bardot aura encore Dirk Sanders pour partenaire. Demain, ce sera au tour de l'acteur italien Marcello Mastroianni d'entrer à son tour dans le champ des caméras. H. V.

 

 

 

 

 

 

 

 

La bannière de l'Union instrumentale, restaurée, a été présentée au public lors du concert de la Musique municipale le 26 novembre

La bannière de l'Union instrumentale de Versoix découverte dans un grenier, a été sauvée par Mme Sabine Sille spécialiste en restauration de tissus, mandatée par l'Association Patrimoine Versoisien. Les fils de soie de la trame de fond ont été soigneusement tirés dans leur sens d'origine et un voile de protection a été cousu sur les deux faces afin de protéger les éléments de broderie. Cette pièce historique a rejoint les archives de l'association.

Ci-dessous, les photos avant et après restauration

 

 

La Petite ferme de Saint Loup

Les changements en 100 ans

 

 

 

 

 

 

Ecogia vers 1910

La Vierge du jardin

 

Le travail collectif des Mémoires du canton de Genève vient de sortir de presse:

Pour tout renseignement:  j-dduriaux@bluewin.ch

 

 VERSOIX FRANCAISE, UN RÊVE DE VOLTAIRE

   Le lundi 2 octobre 2017 à 19h à l’Orangerie du château de Voltaire, M. Yves Richard a donné une conférence relative au projet de Versoix-la-Ville.

Au temps de Voltaire, Versoix était encore française. Avec son ami le duc Choiseul, premier ministre de Louis XV, Voltaire se mit en tête d’y créer une ville et un port susceptible de concurrencer Genève. C’est ainsi que fut lancée la construction de Versoix-la-Ville. Le projet rêvé de Voltaire fut d’y établir dans ce petit village aux bords du Léman une « cité de la tolérance » et une fabrique d’horlogerie. Il fut finalement abandonné après le départ de Choiseul en 1772.

Le port actuel et les plans élaborés par divers architectes, dont Léonard Racle, l’architecte du château de Ferney, ainsi que plusieurs bâtiments témoignent de cette surprenante aventure, rappelée aujourd’hui par une fresque peinte sur les murs de Versoix.

Cette passionnante balade guidée par Yves Richard à travers l’histoire de la Versoix française du temps de Voltaire jusqu’à son rattachement à la Suisse en 1815 est illustrée par des projections. Elle complète l’exposition montée cet été à la Maison Fusier par « Voltaire à Ferney » avec le soutien des villes de Ferney et Versoix.

 

 

Cortège sur la route de Suisse

Le public se rend à la place Bordier en passant devant l'ancienne Préfecture pour la préparation du cortège du Centenaire, le 4 juillet 1914.

 

 

Versoix la gourmande. 

La manufacture de bonbons DEGAILLER-DESHUSSES à Versoix a produit pendant 90 ans des confiseries réputées dans le monde entier. C’est en 1852 que François Deshusses créa son entreprise, les bâtiments furent démolis en 1942.

Une liste de prix de l’année 1911 nous en apprend un peu plus sur cette production. Les bonbons fourrés, « bonbons de sucre cuit fourrés de pâtes pralinées de formes fantaisie ou imitant un fruit, ou un objet », étaient présentés sous plus de 65 formes, portant les noms de Pompadour, Versonnettes ou Fédéraux, par exemple.

Les bonbons acidulés purs fruits représentaient une palette de près de 80 noms différents et autant de parfums : cassis, orange, groseilles, réglisse, rhum, framboises, coquelicots et bien plus encore.
La production comprenait également des bonbons chocolat, bonbons enveloppés, fourrés aux fruits, bonbons creux, rock purs fruits, acidulés fantaisies et caramel mou. Les rouleaux de pastilles de menthe et les caramels fondants à la menthe connurent un succès international.

La découverte de ce papier original confirme les récits d’anciens versoisiens qui se souvenaient des moments de bonheur qu’ils avaient à déguster les « brisures » de bonbons que leur offraient leurs parents travaillant à la manufacture Deshusses. Georges Savary

    


Voir également : François Deshusses

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Découverte dans un immeuble en transformation 

Le 20 avril 2017, Claude Lehmann, membre du comité de l'APV est contacté par Monsieur Logan. Ce dernier était ouvrier de l'entreprise ORLATI en 2009, chargée de la démolition dans l'ancien bâtiment des Etablissements Villars-Vilver situé vers le pont sur la Versoix. Lors des travaux de démolition, M. Logan a trouvé dans une paroi de 4 cm, une plaquette en bois d'environ 10 x 15 cm sur laquelle sont inscrits les noms et les activités de Papis.  lire la suite 

          

L’Etat de Genève transforme la route de Suisse

Versoix en profite pour améliorer la qualité de vie!

Trois ans de travaux le long de la route de Suisse, c’est ce qui attend les habitants, commerçants et pendulaires à Versoix. Trois ans et 4 phases pour mener à bien les travaux voulus et décidés par l’Etat de Genève en vue d’améliorer la qualité de la route.

Et pour accompagner ces changements, la Ville de Versoix met en place un important dispositif en vue de limiter l’impact des nuisances et des difficultés quotidiennes.

Ainsi, la Ville de Versoix participe aux travaux de transformation de la route de Suisse traversant la commune sur une distance de 2km4, pilotés par l’Etat de Genève et subventionnés par la Confédération. Elle profite aussi de cet important chantier pour réaménager certaines de ses infrastructures (Bourg, Anciens-Bains, Ancienne-Préfecture) en coordination avec le chantier principal.

L’Etat de Genève et la Ville de Versoix collaborent étroitement pour gérer au mieux les chantiers prévus dès mai 2017 pour une durée d’environ trois ans.

Une maison de projet, dans l’ancienne «Épicerie Buffat» permettra, dès juin 2017, l’exposition de plans. Des séances d’information au public et une concertation avec les commerçants, en vue de garantir la meilleure accessibilité possible, se tiendront avant le démarrage de chacune des phases.

Ci-dessous une vue de la route de Suisse à la hauteur du Café de la Frontière peint par Sam Lagier le 11 octobre 1900.

 

Comme on peut le voir sur cette aquarelle, un mur clôturait la propriété de Montfleury. En face du café, une fontaine permettait d'abreuver les chevaux qui venaient à la ferme qui jouxtait le café. La route fut élargie au début des années 1950.

 

 

 

 

QUAND LES TRAINS DE PRISONNIERS ET DE REFUGIES PASSAIENT  A VERSOIX

Un article du Journal de Genève du 20 mai 1946 relate le passage à Versoix de deux trains rapatriant 1800 Autrichiens de Vienne et de Basse Autriche. En présence du colonel Chenevière, de Mme Jordi, directrice du vestiaire central de la Croix-Rouge suisse à Berne, et des délégués du Don suisse. Des vivres, des vêtements et des chaussures furent distribués par la Croix-Rouge suisse et l'Y.M.C.A et 180 soldats malades ou blessés furent examinés. Dans le convoi, une petite Viennoise, réfugiée dans une famille lausannoise, retrouva son père, prisonnier depuis deux ans.  Photos prises en gare de Versoix lors du passage des trains de prisonniers autrichiens qui étaient dirigés sur le camp de La Plaine.

Nous voyons à gauche de l'image, le (sergent/ sergent- major puisqu'il a un képi en dur!) Marcel Nerfin qui a été pendant un temps responsable du matériel du camp de réfugiés de La Plaine. A ses côtés, on remarque la présence de trois de ses fils. La famille Nerfin était  propriétaire du café de la Frontière dont la tenancière, Simone Nerfin, avait repris l'exploitation en 1948. GS

Photos: collection Henri Nerfin

 

 

 

SUPERTRAMP, LA RENCONTRE VERSOISIENNE

En 1969, la rencontre entre les musiciens du groupe de rock « The Joint » et Stanley August Miesegaes - dit Sam-,   millionnaire Néerlandais installé à Versoix, a été à la base de la création du groupe « Supertramp ».

                             
                                 
Stanley August Miesegaes - dit Sam-. Photo Luke Thomas, FogCityJournal.com

Sam Miesegaes a assuré le financement à Rick Davies pour former ce qui deviendra plus tard l'un des plus grands groupes de rock progressif au monde.

Rick Davies se souvient : « Une nuit, au cœur de l’hiver, le téléphone sonna dans le restaurant où nous traînions pour rester au chaud. C’était Sam. »
Le millionnaire souhaite les rencontrer et parle de les financer. Les musiciens prennent sans plus attendre le premier avion pour la Suisse avec des billets payés par ce mystérieux bienfaiteur de 36 ans, ancien pilote de charter et pianiste à ses heures perdues.

Lors des premières semaines de leur séjour à Aganippe* - la villa de Sam à Versoix- le quotidien est agréable, plongeons dans la piscine et nombreuses parties de ping-pong égayent les journées. Premières répétitions. Sam déborde d’idées en tous genres pour eux, comme celle de transformer des thèmes classiques en véritables perles pop. Et ce n’est pas tout : il rééquipe entièrement le groupe avec du matériel flambant neuf.

Ainsi débute l’aventure de Supertramp qui connaîtra un phénoménal succès et vendra plus de 60 millions d’albums.
Reconnaissant sa générosité et son soutien, Supertramp a consacré en 1974 son troisième album, Crime of the Century, "To Sam", un album certifié "Gold" aux Etats-Unis en 1977. GS


*La villa Aganippe sera vendue au roi Michel 1er de Roumanie qui y séjournera de nombreuses années. Aujourd’hui remplacée par un lotissement de luxe. 


Source : Supertramp la bio ultime, Fabrice Bellengier, éd. Carpentier 2015

Propriété le Vieux-Port, vers 1916

 

 

 

LE DRAGON, 1914

 

Cette carte postale a été envoyée depuis le "Vieux château", peut-être celui de Saint-Loup. Elle est signée P. et G. Rychner. 

Selon la description, la jument est portante. La position de ses oreilles indique qu'elle est méfiante, vraisemblablement à cause du photographe.

Des investigations complémentaires seront nécessaires pour découvrir quelques informations sur cette photographie.

 

 

 

 

Le nom de notre ville porté par une artiste.

  

Photo: Bavaria/Schorcht/Huster                                                               Photo: Collection privée

De son vrai nom, Étiennette de Poliakoff, Odile Versois naît le 14 juin 1930. Ses parents émigrés de Russie après la Révolution de 1917, se réfugient en France. Son père Vladimir de Poliakoff est chanteur d'opéra, et sa mère Militza Envald, danseuse étoile.
Odile Versois, est très tôt intéressée par le théâtre et le cinéma. Elle tourne son premier film à 18 ans avec le réalisateur Roger Leenhardt, immédiatement subjugué par sa beauté. Elle entraîne sa jeune sœur Catherine dans le monde du spectacle, et tourne avec elle le film Orage d'été réalisé par Jean Gehret.
Après avoir divorcé de l'acteur Jacques Dacqmine, Odile Versois épouse en 1953 le comte François Pozzo di Borgo avec qui elle a quatre enfants. Elle meurt à cinquante ans d'un cancer. Elle est inhumée au cimetière russe de Sainte-Geneviève-des-Bois (Essonne).
Elle a eu trois sœurs, elles aussi ayant embrassé la carrière artistique :
Olga (1928-2009), réalisatrice de télévision sous le nom de Olga Varen ; Militza (1932-1988), actrice sous le nom de Hélène Vallier ; Catherine Marina (née en 1938), actrice sous le nom de Marina Vlady.
Selon Paris Match du 11 juin 1955, l'initiale « V » commune aux quatre pseudonymes serait le V de la victoire réhabilité durant la Seconde Guerre mondiale. Le nom de Versois viendrait de son séjour dans un collège de Versoix. GS

Souce Wikipedia

 

 

Le bord du lac vers 1940.

Nous apercevons la cheminée de l'usine Dégallier-Deshusses ainsi que le Pavillon du raisin.

A l'emplacement de ce bâtiment, il ne reste aujourd'hui qu'un charmant petit jardin public. 

 

Fête fédérale de lutte suisse et des jeux alpestres – Estavayer 2016


La fête fédérale de lutte suisse et des jeux alpestres vient de se terminer en apothéose par la victoire de Glarner Matthias, le roi de la lutte 2016.

Il y a près de deux cents ans, Louis Simond, propriétaire du château de Saint-Loup et maire de Versoix racontait dans son livre: 

« Voyage en Suisse fait dans les années 1817, 1818 et 1819 » ses impressions recueillies dans la vallée de Hasli, à Meyringen. Voici ce qu’il nous dit :


« Les femmes de cette vallée ont une haute réputation de beauté, el les hommes 
de vigueur et de courage. En effet, la forme du visage est ici plus ovale, et l’expression de la physionomie plus distinguée que parmi les belles paysannes bernoises, et les hommes sont fort adroits à la lutte. Quelques jeunes garçons nous montrèrent leur savoir-faire : l’objet est de renverser son adversaire sur le dos par trois fois, ce qui constitue la victoire. Pour cet effet on tâche de lui faire perdre terre en le soulevant ; et les lutteurs se saisissent l’un l’autre par une espèce de caleçon court, fait exprès, ou par leurs mouchoirs liés à l’entour de la cuisse. C’est un exercice qui déploie plus de force que d’adresse ou de grâce : le mouvement par lequel on soulève son adversaire au-dessus de sa tête et le fait tourner pour l’étourdir, et le jeter enfin par terre, est sans doute un tour de force extraordinaire. »

 

 

 

 

 

IMAGE DU TEMPS PASSE - LE BOUILLEUR DE CRU

 

 La distillation au début du XXème siècle. 

 

Visite de Mgr Mermillod à Versoix

1883

  Vendredi 20 mai, nous avons participé au rallye et reçu plusieurs équipes à qui nous avons expliqué les buts et les actions de notre association.

 

Changements au comité de l'association.

Suite à la démission du président Georges Savary, après 13 ans à la tête de Patrimoine versoisien, l'assemblée a élu Yves Richard  à la présidence.

Le poste de vice-présidente   a été attribué à Jolanka Tchamkerten.

 

 

 

EXPOSITIONS

Deux expositions rendent hommage au peintre de Versoix.  

 


LOUIS-AUGUSTE BRUN 1758-1815 peintre à la cour de Louis XVI et maire de Versoix

 

Dès le 12 mars prochain et jusqu'au 19 juin, le Boléro de Versoix présentera une exposition sur le peintre BRUN de Versoix, connu pour avoir produit des portraits de la reine Marie-Antoinette et d'autres membres de la famille royale française, ainsi que de nombreuses scènes de chasse. Il a également occupé la fonction de maire à Versoix de 1802 à 1808.

L'exposition se déroulera en parallèle à celle organisée au château de Prangins (Musée national suisse) qui retrace l’activité picturale de BRUN. La carrière politique et le rôle de maire endossé par l’artiste seront mis en lumière au Boléro dans leur contexte d’origine.

BRUN, natif de Rolle en 1758, connut les périodes troublées de la fin du 18ème siècle. A la cour de Versailles, puis à Versoix - alors ville française - lors des soulèvements révolutionnaires et du consulat, sous l'Empire puis la Restauration de Louis XVIII, il retourna à Paris pendant les Cent-Jours du retour de Napoléon et y mourut en automne 1815.

Habitant de Versoix-la-Ville, partie du projet avorté de Voltaire et du duc de Choiseul de construire un port français concurrent de Genève, BRUN y eut des voisins intéressants. L'exposition du Boléro les mettra en évidence : le physicien Ami Argand, la duchesse de la Rochefoucauld, le botaniste Micheli ou encore Germaine de Staël à Coppet.

A l'aide d'extraits des archives communales de Versoix et de pièces provenant de l'Association du Patrimoine Versoisien, l'exposition tentera de faire revivre la réalité de la vie (difficile) des habitants du lieu au tournant des 18ème et 19ème siècles.

Quelques œuvres de BRUN et de son frère feront le lien avec son activité artistique.
Un court film illustrera les dernières années du peintre.

 

 


Habile dessinateur, excellent portraitiste, animalier et paysagiste, l’artiste suisse Louis-Auguste Brun (1758-1815) est aujourd’hui principalement connu pour les œuvres qu’il réalisa à la cour de France, et notamment deux portraits équestres de Marie- Antoinette. Cependant, sa production fut bien plus vaste.
Comment un jeune peintre originaire de Rolle, ayant fait son apprentissage auprès d'un artisan local, a-t-il pu goûter aux fastes de Versailles et se voir introduit auprès de la reine ? Avec une centaine de peintures à l’huile et de dessins, l'exposition retrace cette trajectoire remarquable. Elle rappelle le rôle décisif qu'ont joué les rencontres faites par Brun à ses débuts au château de Prangins, haut lieu culturel en Pays de Vaud. Le talent de l'artiste fera le reste. Très à l’aise lorsqu'il s'agit de dépeindre les distractions et l'insouciance de la classe privilégiée, Brun multiplie dès son arrivée à Paris portraits, paysages, scènes de chasse ou de courses. L'exposition présente aussi les œuvres réalisées à son retour de France, sur les bords du Léman. Enfin, elle raconte les surprenantes dernières années de sa vie, entre activités de marchand d'art, de collectionneur et de patriote vaudois.

 

04.03.2016 – 10.07.2016
CHÂTEAU DE PRANGINS