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sam 14 nov 2020
EXPOSITION LES RUES DE VERSOIX
ven 20 nov 2020
Des pentes du Salève à Vessy, Histoire du vol libre, de l'aviation et de l'aérostation à Veyrier
CONTI Régiment de

 

« Du fait de sa position stratégique, il fut à plusieurs reprises question de construire à Versoix un port ou une place forte. Le projet le plus sérieux, aux traces encore visibles, débuta à l'occasion de l'embargo imposé en 1766 par la France après que Genève, déchirée par des troubles politiques, eut refusé son offre de médiation. La mesure se révélant vite plus dommageable au Pays de Gex qu'à Genève, l'idée germa dans l'entourage militaire du secrétaire d'Etat Choiseul de développer à Versoix une ville de commerce fortifiée, dotée d'un port qui contrôlerait le trafic terrestre et lacustre entre Genève et Berne. Choiseul fut séduit, tout comme Voltaire, grand défenseur du projet qui offrirait un débouché direct aux manufactures horlogères de Ferney. Malgré les efforts de Genève, Berne et Turin pour entraver le chantier, une nouvelle route relia dès l'été 1768 Lyon à Versoix, qui accueillit bientôt la poste aux lettres et l'entrepôt des sels, transférés de Genève. (D.H.S.)

Sur cette route qui conduit de Versoix à Ferney, un chemin porte le nom du Régiment-de-Conti. C’est ce régiment qui construisit la route des Fayards en 1767, qui avait pour but de détourner le trafic commercial qui se faisait par Genève.

Le premier ouvrage réalisé sur cette route, dès 1768, juste à l'arrivée de Nicolas Céard, est le pont sur le nant de Crève-coeur à la sortie de Versoix vers Ferney. (d'après une lettre d'Aubry à l'intendant du 7 juin 1768 conservée au Centre d'iconographie)1. Ce pont n'existe plus, il a été démoli lors de la modification de la route à cet endroit. Le ravin d'une quinzaine de mètres de profondeur a été comblé pour faciliter le passage.

Extrait du Plan du Domaine de Malagny appartenant à Monsieur Saladin, 1772 - Archives APV

 


Le numéro 110 (le rang dans l’armée française) est attribué pour la première fois en 1662 à un régiment qui vient d’être créé : le Régiment de Barrois. Il s’illustre durant la guerre de sécession d’Espagne. Par la suite plusieurs autres régiments accèdent à ce rang : le Régiment de CONTI, le Régiment de NASSAU, le Régiment O’GILVY.

Le 18 août 1772, par une ordonnance donnée à Compiègne, Louis XV crée quatre régiments « pour le service des colonies d’Amérique » dont celui du Port-au-Prince. Ce régiment participe plus tard à la guerre d’indépendance des Etats-Unis d’Amérique, (siège de Savannah, bataille de Yorktown), tout en assurant la défense de l’île face aux Britanniques et aux Espagnols..
En 1791, les cadres et les soldats sont rapatriés en métropole. Avec la révolution,, les régiments de l’armée française perdent leur nom pour ne conserver que leur numéro. Le Régiment de Port-au-Prince devient alors la 110e brigade. Elle est stationnée à l’Île-de-Ré. Elle participe alors aux guerres de Vendée aux ordres du gouvernement révolutionnaire.
Le 16 juin 1794, le régiment participe brillamment à la bataille de Fleurus. Puis viennent toutes les campagnes de la jeune armée française ; il s’illustre particulièrement à Zurich en 1799 puis à Hohenkinden en 1800.
En 1801, le régiment est à nouveau envoyé dans les colonies à Saint-Domingue pour participer au maintien de l’ordre. Sept ans plus tard lorsque le régiment est rapatrié, il est décimé, seulement 13% de l’effectif initial rejoint la France en 1809, c’est-à-dire 146 hommes sur 1120.
Le numéro 110 ne réapparaît ensuite que pendant la guerre de 1870-1871. Le régiment par en campagne contre la Commune. C’est en 1873 que le régiment s’installe à Dunkerque qui devient ainsi sa garnison de tradition (le régiment retrouvant une nouvelle fois sa tradition de régiment à vocation coloniale, il participe à l’expédition de Tunisie de 1881 à 1883 avec un bataillon.
Mais c’est pendant la Grande Guerre que le régiment acquiert ses plus belles lettres de noblesse. La bravoure des soldats est récompensée par cinq citations du régiment et le drapeau du régiment reçoit la fourragère aux couleurs de la médaille militaire. Ses soldats obtiendront 217 citations.
Il se bat ensuite de 1939-1940 puis 19400-1945 avant de rejoindre l’Indochine et l’Algérie. Il s’installe à Donaueschingen (Allemagne) et appartient à la Brigade Franco-Allemande. (Source Willot)

1Source: Michel Lechevalier

Echo de Richelien, n° 108 – 8/2000

Drapeau du Régiment de Conti

Costume du Régiment de Conti - Gilles Boue

 



 

 

 

 
 


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