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mar 30 nov 1999
Exposition et concert
VERNES D'ARLANDES Théodore (1820 - 1893)

Théodore Vernes-d’Arlandes s’est distingué par sa grande générosité et le vif intérêt qu’il a toujours montré pour la vie de Versoix. Pour honorer sa mémoire, son nom a été donné à une avenue.
D’habitude, Théodore Vernes vivait en hiver à Paris et en été sur sa belle propriété « Fleur d’Eau » à Versoix-la-Ville. Il vendit une partie de sa propriété, qui s’étendait jusqu’au lac, à sa belle-sœur, la comtesse Du Vivier de Fay de Solignac, qui y construisit la maison « La Grève ». Plus tard, Théodore Vernes d’Arlandes, devenu veuf, épousa la fille de la comtesse, qui devint ainsi sa belle-mère.
Pour aider au rétablissement du culte protestant à Versoix, Théodore Vernes fit don du champ en bordure de la route de Sauverny sur lequel fut construit le temple. C’est lui qui a payé les poteaux du télégraphe lorsque celui-ci fut installé à Versoix en 1865.
Théodore Vernes d’Arlandes publie chez Calman-Levy en 1876 « Trois mois en Italie » Il en soumet un exemplaire à Lamartine qui lui écrit ceci : (…) « Excusez un homme qui est sous la meule et qu’on broie jusqu’à l’écorce. Je n’ai pas une minute pour la reconnaissance et pour le talent…l’Italie fut terre de ma jeunesse ; j’ai retrouvé Naples dans votre livre. Je ne vous reproche qu’une chose, c’est d’avoir divisé par chapitres un voyage qui ne doit être qu’une libre et perpétuelle excursion des yeux et de l’âme. La forme didactique pèse trop dans le léger bagage du voyageur. Mais vous apprendrez à divaguer !». En 1881, il publie un autre récit de voyage, « En Algérie, à travers l’Espagne et le Maroc »

Cette propriété fut vendue à M. Yvan Mirabaud, puis à M. Jean Mirabaud. Devenue aujourd’hui un centre de loisirs de l'Etat de Genève.

Source:
"Les rues de Versoix, l'origine de leurs noms et ce qu'ils évoquent." Groupe d'histoire régionale d'Ecole & Quartier. Ed. Commune de Versoix 1980

 

 
La Grève. Maison de la comtesse Du Vivier de Fay de Solignac


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