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du jeu 22 jun au mar 22 aoû 2017
Voltaire, Choiseul et Versoix
WILDI Erwin (1917 - 2006)

Erwin Wildi vécut pendant de nombreuses années à Versoix dans sa propriété de Richelien. Cet homme affable et discret était apprécié par son entourage.

Voici l'hommage qui lui est rendu par le Dr P. Hazeghi dans le Bulletin des médecins suisses 2006.
"Avec la disparition du Prof. E. Wildi, nous perdons sans doute le dernier représentant de l’Ecole d’Anatomie-Pathologie morphologiste du siècle dernier que la Faculté de Médecine
de Genève hébergeait, avec une légitime fierté, en son sein, avant l’avènement de l’ère immuno-biologique moderne.
Ayant décroché son diplôme de médecin, dans sa ville natale, au début de la seconde guerre mondiale, le jeune Wildi n’a pas eu beaucoup de peine à être mobilisé comme médecin de l’Armée par la confédération avant de remplir des missions humanitaires
pour le compte de la C.I.C.R. qui l’amenèrent jusqu’en Chine, en passant par le Moyen-Orient, en compagnie des réfugiés et autres
requérants d’asile.
C’est après quelques emplacements dans les cabinets de médecins généralistes qu’il opta pour la filière académique en se rapprochant du Professeur Morel qui le chargea, par la suite, de créer la première Unité de Neuropathologie à la Clinique Universitaire de Bel-Air;
Unité qui fut transférée, tout naturellement, à l’Institut de Pathologie sous la houlette du
Professeur Erwin Rütishauser dont les prestations magistrales, tant macroscopiques que microscopiques, ont dû marquer plus d’une génération de candidats en Médecine dans les
années 1950–1970. Seul dans sa spécialité, devenu professeur associé, le Dr Wildi se fit
un devoir d’examiner tous les cerveaux mis à sa disposition avec une minutie descriptive
et expressive exemplaire; les prélèvements et préparations ainsi conservés ayant fait l’objet
de multiples publications et dissertations.
Pour avoir participé au programme d’enseignement médical promu par la Faculté de Genève auprès des pays africain, notamment au Cameroun, E. Wildi s’expatria dès sa retraite en Burkina Faso, où il comptait faire bénéficier ses nouveaux étudiants de son
riche matériel d’enseignement neuro-histopathologique sous forme de plusieurs milliers
de diapositives aussi variées que colorées, assorties de commentaires personnalisés, toujours empathiques et captivants.
Des problèmes de santé en ont décidé autrement et, de retour en Suisse, après quelques années de solitude professionnelle, c’est dans la plus grande discrétion qu’il vient de s’éteindre dans sa quatre-vingt-dixième année."

 
 

 
 


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