recherche
Il n'y a pas de contenu
pour la sélection en cours.
retour à l'accueil
SALMANOWITZ Jacques (1884-1966)

 Jacques Salmanowitz est mort le 21 mars 1966 dans sa propriété de Montfleury, à Versoix. Il était né à Wolgung, près de Riga, en Lettonie, en 1884. C’est dans cette ville qu’il fit ses études, pour les continuer ensuite à l’Ecole de commerce de Rotterdam, au Pays-Bas.
Tout jeune, il entra, à Paris au service d’une société d’affrêtements maritimes. En 1914, alors âgé de 30 ans, M. Salmanowitz vint se fixer à Genève, où il se maria l’année suivante et ou il acquit la nationalité suisse.

En 1918, avec quelques autres, il fonda à Genève, la Société générale de surveillance.
Tout avait débuté en 1878, lors d’un séjour à Rouen, Henri Golstück, un jeune Letton employé chez un exportateur d’avoine, est frappé par les fraudes et tricheries qui minent le commerce des céréales. Il conçoit l’idée de l’inspection et de la surveillance de ces transactions, par une instance neutre. Mais c’est Jacques Salmanowitz qui fit vraiment décoller la société à laquelle il sut donner une magnifique impulsion. En 1919, le siège de la SGS est transféré à Genève. Cette entreprise possède des centaines de filiales dans le monde. C’est dire l’ampleur de ses activités.

M. Salmanowitz était aussi connu pour sa bonté et sa grande générosité. Jamais on ne faisait appel en vain à lui. Nombreux sont les groupements qui, à Versoix, et, ailleurs, ont pu apprécier ses qualités de cœur.
Au cours de la dernière guerre, M. Salmanowitz déploya une intense activité en faveur de la France, blessée et meurtrie. Aussi, le gouvernement de ce grand pays voisin, en témoignage de sa reconnaissance, le fit commandeur de la légion d’honneur.

Bien que très absorbé par se activités professionnelles et sa famille, M. Salmanowitz a cependant constamment porté un intérêt très vif aux arts. Il était collectionneur de peintures et d’émaux et, dans son choix, il a toujours fait une large place à ce qu’il convient d’appeler l’Ecole genevoise, désirant ainsi manifester sa gratitude à notre ville pour la manière chaleureuse dont celle-ci l’avait accueilli.


Archives le Temps-Journal de Genève 1966

Jacques Salmanowitz photo: www.bc.edu/bc-web
Villa Montfleury, 1947 - Bibliothèque de Genève


<< retour