recherche

IL Y A  (PRESQUE) 250 ANS A VERSOIX  (5)

Extrait du registre de la paroisse de Versoix Baptême (orthographe originale respectée)

Jean, fils legitime de Sr Gaspard Denis Chauvreiche architecte de Dlle Jaqueline Leintener, mariés demeurant à Versoix, né le Vingt trois, a été baptisé adans cette Eglise le Vint Cinq novembre mil Sept Cens Soixant neuf enpresence de Son père du Sr Leonard Racle architecte ; Le parain a été Sr Jean Berthelot architecte et marainne Dme Jeanne Guillot tous de Versoix et qui ont signé, Jannod, Curé (Berthelot) (Gaspard Denis Chauvreiche) (jannette Guillot)

Commentaires :

1. Bien qu’il ait signé, ce n’est pas le curé Jannod qui a écrit le texte, l’écriture étant très différente des autres actes du registre.

2. Le père Gaspard Denis Chauvereiche, natif de Dijon, a épousé Jaquette Lintener en 1768 à Dijon. Il était le fils d’un musicien à la chapelle du Roi à Dijon. Architecte, il sera chargé des routes (voyer) et plus tard d’un mandat sur l’abbaye de Brou.

3. Leonard Racle, qui l’accompagne pour ce baptême, est l’architecte et ingénieur en charge des travaux de Versoix-la[1]Ville. Ami de Voltaire, il a conçu les ailes du château de Ferney. Faïencier, on lui doit aussi l’argile-marbre, procédé issu de ses activités de tuilier développées à Versoix.

4. Ces architectes travaillaient au projet de nouvelle Ville soutenu par Voltaire et Choiseul, et logeaient au château de St-Loup.

Yves Richard

 L'église St Théodule vers 1900

 NEWSLETTER MAI : Versoix, ses mobilisés 1939-1945 

                                    Solange Guérin, peintre par malheur

 

IL Y A  (PRESQUE) 250 ANS A VERSOIX  (4)

Extrait du registre de la paroisse de Versoix

Baptême (orthographe originale respectée)

Gaspard Burdin fils dejean Burdin et d’ Elisabath Thomasset mariés de Versoix habitans à Copet en Suisse né le douze, a été baptisé dans cette Eglise le quatorze avril mil sept cens soixant etonze enprésence de son père. Le parain a été Gaspard Regotar et la maraine jaqueline Rivolaz habitans aCopet qui ont signé, non lepère pour ne savoir enquis.

(Gaspard Regotard) (Jaqueline Rivolat) Jannod, Curé

Commentaires :
(1) La famille Burdin, catholique, vit à Coppet, qui est à l’époque dans le canton de Berne et dont la paroisse est protestante. Elle vient donc à Versoix, en France, pour baptiser l’enfant.
(2) Le curé orthographie mal les noms des parrain et marraine, car il se fie à son oreille lorsqu’ils déclinent leur nom.
(3) Les parents s’étaient mariés à Versoix le 25 septembre 1770.
(4) La famille Burdin est venue à Versoix vers 1725, en provenance de Sales, près de Rumilly en Haute-Savoie actuelle.

 La rue principale de Coppet telle que les parents du petit Gaspard ont du la connaître.

APV – Patrimoine Versoisien – Yves Richard 2022

 

NEWSLETTER AVRIL         Les failles et Robert-Louis-Alstolphe Céard

 

IL Y A 250 ANS A VERSOIX (3)

Extrait du registre de la paroisse de Versoix 1771

Baptême puis sépulture (orthographe originale respectée)

Marie fille dejean Baptiste Genêtre de Damne en Alsace, et de Charlotte Vinelle, née aux claïes en Suisse païs de Vaud le premier a été baptisée dans cette Eglise le huit novembre mil sept cens Soixante et onze en présence de son père. Le parrain a été Sr Pierre Bernardou habitant à Versoix, et la marraine Marie Josette Lebeque épouse dudit Bernardou qui ont tous signé. (jann patict Chneider) (Bernardou) (Marie Jophe le Beque) Jannod, Curé La susdite fille enfant Est morte incontinent après son baptème et a été enterrée dans le Cimetière de cette Eglise le neuf Novembre mil sept cens soixante et onze en présence de Rolland megevand et de joseph Nicoud de Versoix témoins requis et illitérés requis. Jannod, Curé

Commentaires :

1. Le curé Jannod ne comprend pas bien les noms à consonnance germanique: il écrit Genêtre pour Schneider (prononcé Chnèdre) et Damne pour Thann, paroisse alsacienne à quelques lieues de Mulhouse.

2. La mère, Charlotte Vinel, est native des Clées, dans le Nord Vaudois. Le pays de Vaud est alors un territoire sujet du Canton de Berne qui s’étend jusqu’à Coppet, Tannay et Mies, alors « en Suisse ».

3. Jean Baptiste Schneider exerce la profession de cordonnier. Il aura une descendance à Versoix. 4. Le terme «incontinent» utilisé pour le décès de l’enfant doit être compris comme «aussitôt».

Yves Richard

IL Y A 250 ANS A VERSOIX (2)

Extrait du registre de la paroisse de Versoix en 1772

Un mariage (orthographe d’origine respectée).

Jean Baptiste fils majeur d’Antoine Vandele et de Marie Anne Vandele de la paroisse des Rousses en Franche Comté, et Andréane fille dejean Martin et de Claudine Guennaud de Balaison en Chablais après les proclamations de droit et sans qu’il se soit présenté d’obstacles ni d'empechemans, et d’après les consentement des pères respectifs a nous mandés par écrit, ont reçu dans cette Eglise la bénédiction nuptiale le vint deux mai mil sept cens soixante et douze en présence de Henry Bordenai, de Joseph Vuillermoz, de François Guillermin et de Gaspard Bonnefoi tous de Versoix et témoins requis, illitérés enquis, aussi bien que les parties, de ce enquis. Jannod, Curé

Commentaires :

1. Les Rousses est à cette époque dans la province de Franche-Comté, et non de la Bourgogne, comme Versoix.

2. Ballaison, actuellement en Haute-Savoie, est en 1772 une communauté du duché de Savoie (et non de France) qui fait partie des terres du roi Charles Emmanuel III, âgé de 71 ans, roi de Sardaigne, prince de Piémont et duc de Savoie.

3. Jean-Baptiste Vandelle, marchand de bois, deviendra Maire de Versoix en 1834.

4. La mère de la mariée s’appelait en réalité Claudine Guennard, mais le curé l’a probablement mal compris.

   

APV , Yves Richard​

  NEWSLETTER MARS 2022     LE VIEUX-BOURG      MARIA FAUQUET, UNE GENEREUSE DONATRICE

Messages gravés dans la terre cuite.

Une exposition consacrée aux tuiles était présentée par l’association Patrimoine versoisien en 2003, à Versoix.

Des tuiles de toutes origines, ainsi que des briques en terre cuite prêtées par des collectionneurs avaient satisfait la curiosité des visiteurs venus nombreux à cette occasion.

Monsieur Claude Lehmann, architecte, vient d’offrir à l’association sa collection dont des pièces avaient été présentée alors, nous l’en remercions.

 

NEWSLETTER DU MOIS DE FEVRIER:  Le pensionnat Bon-Séjour Jakob Ramseyer, le charron

 

IL Y A 250 ANS A VERSOIX

 (souvent orthographié Versoy)

En 1772 (il y a 250 ans), Versoy est une petite localité française du Pays de Gex, faisant partie de la « Généralité de la Bourgogne », avec un chef-lieu à Dijon. Les papiers officiels de cette époque portent la mention et le timbre officiel de la Généralité de Dijon et la feuille vaut 2 sols, équivalent approximatif de 1.75 francs suisses actuels.


Afficher l’image source                            Afficher l’image source                                               


En 1772, la France est un royaume et le souverain est Louis XV « le bien-aimé », âgé de 62 ans, roi de France et de Navarre. Son ministre des finances, en 1772, est l’Abbé Joseph Marie Terray. L’ancien ministre principal du Roi, le duc de Choiseul, est tombé en disgrâce en 1770.

Dans le registre de la paroisse de Versoix de 1772, on trouve la liste des baptèmes, mariages et sépultures, notés et paraphés par Marc Duval, lieutenant général à Gex.

Cette série d’articles « Il y a 250 ans à Versoix » présentera des extraits commentés de ce registre. L’orthographe d’époque est respectée.

Pour commencer, un baptême :

Marie Prodom a accouché le cinq janvier mil sept cens soixante et douze d’un garçon qu’elle a déclaré Au Sr Pernoud châtelain de Versoix être des œuvres de Philipe Sénés de Toulon Emploié par le Roi aux ouvrages du port de Versoix. Il a été présenté au St Baptême le lendemain Six desdits mois et an par Joseph Drivet et Claudine Prodom mariés habitans de Versoix, qui lui ont servi de parrain et de marraine et qui lui ont donné le nom de Joseph.
Illitérés enquis signé : «Jannod Curé »

Commentaires :
(1) Le père travaille à la création du port de la ville nouvelle de Versoix, projet de Choiseul, en voie d’abandon en 1772.
(2) « Illitérés enquis » signifie que les personnes mentionnées n’ont pas pu signer l’acte, car elles ne savaient pas écrire, ce que le curé leur a demandé. Il a donc signé seul.
(3) Jean Gaspard Jannod est curé de Versoix depuis 1758.

APV – Patrimoine Versoisien – Yves Richard 2022     - Article paru dans Versoix-Region n°315

NEWSLETTER DU MOIS DE JANVIER:

LES GARDES RURAUX          PLAN DE LA NOUVELLE VILLE DE VERSOIX

 

 

 

INCENDIE DE LA MAISON CARTIER, TEA-ROOM "LES REGATES"

Le bâtiment abritant le tea-room « Les Régates », que les versoisiens appellent communément chez Cartier, a été la proie des flammes. Acheté en 1947 par Jean Cartier, il est le prolongement d’une histoire familiale depuis plusieurs générations. L’histoire des Cartier

photo L.P.

 

 

ENTRÉE D'UN TERRIER DE 1885 AUX ARCHIVES D’ÉTAT

AEG Archives privées 611
 

Les Archives d’État ont acquis en 2018 un plan cadastral, également appelé terrier, décrivant le domaine de Joseph Léopold Leconte, vicomte de Nonant-Raray (1824 (?) - 1893) qui est situé pour l'essentiel sur le territoire des communes de Collex-Bossy et de Versoix.

Les terres représentées dans ce document de 1885 faisaient partie au Moyen Âge du domaine de la Bâtie-Beauregard.

Ce dernier comprenait notamment un « château, logements, bâtiments ruraux et dépendances, cours, places, jardins, vergers, battoir, moulins, four, cours d’eau, maison, pâtures, avenues, chemins, fontaines, chenevières, vignes, hutins, prés, champs, broussailles, bois et terres labourables ».*

Depuis le XIIIe siècle, le domaine est successivement propriété des seigneurs de Gex, de la famille Compey, Menthon, Champion, Crose, Gillier et Vasserot. Par le jeu des alliances et successions, il revient en 1851 aux frères Charles Henri et Joseph Léopold Leconte – famille d’origine normande. À partir de décembre 1869, Joseph Léopold devient seul propriétaire de ce domaine. Il décède en 1893 au château de Poncé (Sarthe) et avec lui s’éteint la branche familiale.

Il est intéressant de constater que les Archives d’État conservaient une ébauche du terrier – la page de titre seule – qui a rejoint leurs collections sous la cote AEG P.P. 368. Ce plan cadastral complète idéalement les séries de plans issus du cadastre et les archives du domaine de la Bâtie-Beauregard (AEG Archives privées 389). Les planches aquarellées présentent de nombreux détails topographiques. La reproduction de ce document est consultable sur la base de données Adhémar.

Ce terrier est conservé sous la cote AEG Archives privées 611.

*La citation provient d'un certificat d'inscription coté AEG Archives privées 389.5.23.

AEG Archives privées 611

AEG Archives privées 611 

Site internet archives d'Etat